Romain's profileSARKOZY 2007-2012PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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November 30 A Doha, Sarkozy plaide pour l'aide au développementPour le chef de l'Etat, «le développement des pays qui en ont le plus besoin, ne pouvait être sacrifié sur l'autel de la crise».Nicolas Sarkozy s'est efforcé samedi de rassurer les pays pauvres réunis à Doha. Seul chef d'Etat des pays riches à faire le déplacement à la conférence de l'ONU sur le financement du développement, le président en exercice de l'Union européenne, qui fournit à elle seule 60% de l'aide publique mondiale au développement, a assuré qu'elle respecterait ses promesses. «Alors que nous sommes tous face à des déficits croissants, face à l'augmentation du chômage, nous avons décidé de ne pas sacrifier les objectifs du millénaire et d'être au rendez-vous des promesses qui vous ont été faites en matière d'aide publique au développement», a déclaré Nicolas Sarkozy. «Ma place était ici à Doha pour indiquer sans ambiguïté que le développement des pays qui en ont le plus besoin, ne pouvait être sacrifié sur l'autel de la crise», a-t-il insisté. Approuvés en 2000, les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) visent à réduire de moitié de l'extrême pauvreté dans le monde d'ici 2015. Mais comme le suggèrent de nombreux rapports, ils ne seront pas respectés en Afrique. En outre, les pays africains redoutent que les pays riches, déjà pointés du doigt pour ne pas respecter leurs promesses d'aide, n'en viennent à rogner encore leur soutien. Devant leurs responsables, Nicolas Sarkozy a donc assuré que l'Europe des 27, qui a versé en 2007 61 milliards de dollars d'aide publique, respecterait son «engagement politique fondamental» de consacrer au soutien des pays pauvres 0,7% de son produit intérieur brut (PIB) en 2015.
Pour appuyer sa promesse, il a longuement caressé son auditoire dans le sens du poil, en regrettant que le G20 qui s'est réuni à Washington il y a deux semaines n'ait pas retenu sa proposition d'y inclure l'Union africaine (UA) et le Conseil de coopération du Golfe (CCG). «L'Afrique doit avoir sa place, sa juste place dans les institutions internationales», a-t-il aussi plaidé, rappelant ses propositions en faveur d'un élargissement du Conseil de sécurité de l'ONU. S'il a promis que l'Europe et la France seraient au «rendez-vous du développement» et du «rééquilibrage des institutions internationales», Nicolas Sarkozy a toutefois demandé aux pays africains et aux pays émergents de soutenir l'Europe et la France dans leur volonté de réforme. «Vous avez besoin de notre soutien économique et financier, nous avons besoin de votre volonté politique», a-t-il résumé, «poussez avec nous pour la réforme et pour le changement». Son discours n'a pas convaincu les ONG. «Le président devrait confirmer ses fortes paroles par des actes», a relevé Oliver Buston, directeur de l'ONG des chanteurs Bono et Bob Geldof One, «or cette année l'Allemagne a dépassé la France au classement des donateurs à l'Afrique». «Pour être crédible, il doit présenter des calendriers clairs et contraignants d'augmentation de l'aide», a déploré Maylis Labusquière d'Oxfam France.
Système «impitoyable»
En marge de la conférence, Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec le président soudanais Omar el-Béchir du conflit du Darfour en lui demandant de «changer les choses» et de «prendre des initiatives» pour trouver une issue à la guerre civile qui ensanglante depuis 2003 cette province soudanaise. Nicolas Sarkozy avait proposé en septembre de suspendre la procédure de justice visant le président Béchir, accusé par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de «génocide» au Darfour, en échange d'un changement «radical» de la politique de Khartoum. La crise financière a été encore au centre d'un entretien que Nicolas Sarkozy a eu avec le souverain saoudien Abdallah, à la tête de la première puissance pétrolière mondiale, lors d'une escale de quelques heures dans l'après-midi à Djeddah, sur la mer Rouge, au cours de laquelle les deux hommes ont évoqué les grands dossiers régionaux. En marge de cette conférence, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a quant à lui fait valoir que la crise financière avait mis un terme à un système capitaliste «impitoyable et injuste». Mahmoud Ahmadinejad a suggéré que la crise pourrait être un «stratagème» des Etats-Unis pour «affaiblir leurs rivaux et attirer des richesses» dans leur propre économie.
November 29 Le plan de relance français ciblera les entreprises et les ménages les plus fragiles23 milliards d'euros, au moins. C'est le montant du plan de relance que Nicolas Sarkozy devrait annoncer dans les prochains jours, s'il applique la recommandation de la Commission européenne qui propose un effort national de 1,2 % du produit intérieur brut (PIB). En réalité, la somme pourrait être bien plus importante, compte tenu de la dégradation de la conjoncture.
Pour faire le tri dans les propositions des ministères, François Fillon a réuni mercredi 26 novembre ses principaux ministres. Les dépenses devront répondre à trois critères : avoir un effet économique immédiat, renforcer la compétitivité, être réversibles. Champion des dépenses publiques, Paris affirme ne pas avoir renoncé à assainir, sur la durée, ses finances. Créances sur les entreprises. L'Etat devrait rembourser ses créances sur les entreprises (TVA, crédit d'impôt sur les sociétés, etc). Cette mesure, qui représenterait un tiers du plan, ne créerait pas de déficit et permettrait d'injecter des milliards d'euros de liquidités dans les PME. Grands travaux. Les pouvoirs publics veulent investir massivement en 2009. Il ne s'agit pas d'annoncer des travaux spectaculaires, qui mettraient des années à démarrer, mais de débloquer des projets gelés, comme la liaison ferroviaire reliant Paris à l'aéroport de Roissy, et d'anticiper des dépenses peu visibles mais bonnes pour l'activité, en particulier dans le bâtiment et les travaux publics (rénovation du parc de logement, modernisation des universités). Ces investissement (un tiers du plan) gonfleront les déficits en 2009, mais ne pèseront pas les années suivantes, ce qui devrait permettre d'accélérer la décrue des déficits à partir de 2010. Soutien aux plus démunis. Il s'agit d'un soutien immédiat aux salariés licenciés, familles modestes, sans logement... L'aide prendrait la forme d'une prime exceptionnelle de Noël, d'une majoration d'allocation, etc. Il est a priori exclu de baisser la TVA : cette mesure profiterait aux plus aisés, n'irait pas nécessairement à la consommation, favoriserait les importations et est jugée inutile alors que les prix sont orientés à la baisse. Soutien à l'automobile et au logement. L'automobile devrait bénéficier d'une mesure d'aide à la consommation, idéalement décidée au niveau européen. Pour le logement, le doublement du prêt à taux zéro est privilégié, au détriment de dispositifs de défiscalisation jugés coûteux et non réversibles. Bercy ne veut pas d'une aide fiscale à l'achat, jugée inefficace en période de baisse des prix. Ce plan budgétaire, qui creusera encore les déficits (3,5 % du PIB en 2009, selon la Commission) doit pallier l'insuffisance de l'arme monétaire. La Banque centrale européenne (BCE) a baissé le loyer de l'argent à 3,25 % et devrait continuer. Mais les taux pratiqués par les banques sont jugés anormalement élevés tandis que le plan de sauvetage des établissements financiers n'a pas suffi à relancer le crédit. Selon Paris, le phénomène est aggravé par la Commission. En contrepartie du renforcement de leurs fonds propres par l'Etat, elle exige que les banques réduisent leur activité, rémunèrent l'Etat au taux de 10 % et cessent de verser des dividendes. Ces exigences, censées éviter les distorsions de concurrence et inciter les banques à rembourser leurs prêts rapidement, sont jugées "criminelles" à Paris et inacceptables pour des établissements sains comme BNP-Paribas ou la Société générale. La France a appelé à son secours la BCE. SDF : la liberté de choisir lucidement l'hebergement ou la rue.Après la polémique sur l'hébergement d'urgence des sans-abri, le chef de l'Etat a donné son avis et demande à François Fillon de trouver une «solution équilibrée entre les intégristes de la liberté et de la mise d'office en centre d'urgence».Une «solution équilibrée». C'est le défi que devra relever François Fillon concernant les «sans-abri qui refusent un hébergement d'urgence en période de grand froid», comme l'a spécifié Nicolas Sarkozy vendredi matin dans son discours sur la politique du logement à Meaux. «Je souhaite que le premier ministre reçoive les associations pour voir si on ne peut pas imaginer une solution médiane qui permettrait d'éviter de se réveiller le matin la honte au cœur», a lancé le chef de l'Etat. Selon lui, «il y a un équilibre de bon sens à trouver entre les intégristes de la liberté et de la mise d'office en centre d'urgence».
«Scandale»
La question est de savoir si la personne sans-abri«est lucide pour décider de sa vie ou de sa mort». Pour le président, il faut les «mettre en situation de décider après les avoir soignées et nourries», a-t-il ajouté. «Je propose que cette personne-là, on lui donne à manger, on lui propose de la soigner, on lui montre la chambre, si elle ne veut pas rester elle s'en va», a-t-il dit. «Il faut agir de façon à ce que plus personne ne meure de froid en 2008. Dans l'un des pays les plus riches au monde, c'est un scandale», a souligné le chef de l'Etat.
Polémique
La ministre du Logement Christine Boutin avait déclenché la polémique mercredi en annonçant le lancement d'une réflexion sur l'opportunité de rendre obligatoire la mise à l'abri des SDF quand la température descend sous -6 degrés, avant d'indiquer que ce seuil restait à affiner. Des représentants associatifs avaient protesté et le premier ministre François Fillon avait cherché à désamorcer la polémique jeudi en affirmant qu'il n'était «pas question d'obliger» les SDF, sauf en cas de danger vital. Vendredi à Arcachon, il a réaffirmé cette idée : «J'ai un profond respect pour la liberté de chacun mais en même temps la non assistance à personne en danger c'est une faute, et c'est une faute qu'un gouvernement ne peut pas accepter». Vendredi, un 6ème SDF a été retrouvé mort dans le IVe arrondissement de Paris. En un an, selon l'association Emmaüs, 265 SDF sont morts dans la rue. Gauche Moderne, un parti politique de gauche réalisteUn an après son lancement, en novembre 2007, au Sénat, la Gauche moderne tient samedi son congrès fondateur à Suresnes.«Nous sommes un vrai parti politique, avec plus de 1 000 adhérents et un réseau d'élus dans une vingtaine de régions, y compris à Paris », martèle Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État aux Anciens Combattants, qui organise samedi et dimanche le congrès fondateur de la Gauche moderne, parti lancé il y a un an. L'intéressé reconnaît cependant avoir «vérifié auprès de Nicolas Sarkozy qu'il y avait toujours une attente de l'émergence d'une formation politique à l'aile gauche de la majorité ». Le président de la République l'a rassuré, comme devrait en témoigner le message que Jean-Marie Bockel lira, en fin de matinée, à la tribune, avant de laisser la parole au premier ministre, François Fillon, qui apportera son appui à la jeune formation. D'autres ministres comme Brice Hortefeux, Yves Jégo, Michel Barnier et Rama Yade seront également présents. De quoi conforter Jean-Marie Bockel et lui apporter la reconnaissance qui lui a fait défaut au Parti socialiste. «Mes amis de Gauche moderne et moi travaillons depuis un an à des propositions qui s'inscrivent dans la démarche sociale-libérale pour laquelle je me suis battu durant dix ans », rappelle-t-il. Dès lors, «la tragi-comédie» qui a précédé l'élection de Martine Aubry comme première secrétaire du PS ne l'étonne pas. «Cela fait des années que j'avais appelé les amis à rénover notre doctrine, à l'instar des autres partis de gauche européens. Les leaders socialistes de cette génération portent une lourde responsabilité », déplore-t-il, en renvoyant dos à dos celles qu'il appelle toujours «Martine» et «Ségolène». Mais il se refuse à se réjouir. «Un PS durablement affaibli, en pleine désagrégation, ne pourra pas jouer son rôle de parti d'opposition crédible. Ce n'est pas bon pour la démocratie», prévient-il.
«Un dialogue constructif»
S'il reconnaît avoir «vécu dans la douleur» la rupture avec sa famille politique, après trente-quatre ans de militantisme, Jean-Marie Bockel affirme n'avoir jamais regretté son choix. «J'ai rejoint un président qui veut faire bouger les lignes. Il tient la barre de la France et de l'Europe avec une stature d'homme d'État et une vraie volonté de surmonter la crise, tout en réformant le pays au service de tous, y compris des plus humbles», assure-t-il, en estimant que cela devrait amener «ceux qui doutent du PS, qui se sentent proches de la politique de réformes justes et qui comprennent qu'il n'y a plus lieu de diaboliser Nicolas Sarkozy, ce qui a été un sport couru », à renforcer son parti. «Nous sommes prêts à les accueillir, y compris ceux qui se posent encore des questions. Gauche moderne est une formation au sein de laquelle les gens de gauche d'opposition et les gens de gauche qui soutiennent la majorité pourront se parler», soutient-il, en promettant «un dialogue constructif». Celui que, d'après lui, le président du MoDem, François Bayrou, ne peut plus offrir, lui qui «s'est inscrit dans l'opposition à la politique de réformes justes». Le Blog reprend du serviceAprès une longue absence, le blog reprend du service!
Ce blog est fait pour présenter l'action du président Sarkozy, les progrès qu'il accomplit pour la France et dans le Monde.
L'intéret de ce blog est aussi de permettre l'échange de points de vue, la discution , le débat, car j'estime qu'il n'y a rien de plus constructif que le débat d'idées, celui-ci permettant à chacun de relativiser ses opinions, ou du moins de comprendre, sans forcement partager, l'opinion des autres.
Vous êtes donc les bienvenues dans ce blog démocratique et dont l'auteur partage les convictions politiques de Nicolas Sarkozy.
October 14 François Fillon serein face au "jeudi noir" des syndicatsLe secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant affirme de son côté « qu’il n’y a pas de recul possible » et exclut un scénario « à la 1995 ». Tranquille comme François Fillon. En déplacement samedi dans la Sarthe, le premier ministre a assuré « ne pas redouter » la journée d'action des syndicats contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui pourrait se traduire par un « jeudi noir ». Il y voit même « un moment de démocratie que j'attends avec sérénité, en écoutant ce que disent les Français ». Réaffirmant que « le dialogue » se poursuivra « avant » et « après » la démonstration de force des grévistes, il a rappelé que sa réforme était « juste ». Elle « vise à la fois à assurer l'égalité de traitement de tous les Français face à la retraite mais aussi à permettre le paiement des retraites des régimes spéciaux qui, dans dix ou quinze ans, ne pourront pas l'être si aucune réforme n'est faite ». « La France a changé et nous sommes déterminés » Interrogé sur une éventuelle réédition des grandes grèves de 1995, le premier ministre a répondu par une phrase d'Héraclite : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». Des propos parfaitement en phase avec l’Elysée. Le secrétaire général de la Présidence Claude Guéant a affiché sa fermeté dans les colonnes du « Monde » de dimanche-lundi : « Il n'y aura pas de recul possible ». « La France a changé et nous sommes déterminés », assure Claude Guéant. Il estime que « la mobilisation du 18 (octobre) sera significative ». Mais, malgré la multiplication des appels à la grève reconductible, il exclut un scénario « à la 1995 » avec l'installation d'un mouvement social durable. Nicolas Sarkozy « est dans une logique d'aboutir », a-t-il ajouté. Mercredi, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait confirmé l'allongement de la durée de cotisation des régimes spéciaux de 37 ans et demi à 40 ans d'ici à 2012, et leur alignement sur le régime de la Fonction publique. Carte judiciaire : Fillon et Dati lancent la réformeLille était hier la première étape d'un tour de France destiné à présenter le projet. Élus comme magistrats semblaient soulagés face à une refonte plus modeste que prévu. BIENTÔT, la menace d'une « mutation à Hazebrouck » ne sera plus qu'un vieux souvenir dans la magistrature. Le petit tribunal de grande instance de cette commune du Nord - souvent présenté, dans les plaisanteries des magistrats, comme une punition - est le premier sacrifié sur l'autel de la réforme de la carte judiciaire. Hier, à Lille, François Fillon et Rachida Dati ont en effet lancé ensemble cette réforme tant redoutée, en présentant leur projet de réorganisation de la cour d'appel de Douai. Le premier ministre en personne s'est déplacé pour cette visite de terrain, première d'une longue série de déplacements que doit désormais effectuer Rachida Dati pour dévoiler, cour après cour, les contours de la nouvelle carte judiciaire. Aujourd'hui, elle doit se rendre à Bourges, et lundi, à Dijon. Devant les élus du Nord-Pas-de-Calais invités à la préfecture, puis devant les chefs de juridiction, le chef de l'État a cherché à mettre un terme aux protestations en tout genre, répétant sa « détermination ». « Agissons ensemble de façon pragmatique, agissons ensemble au cas par cas. Mais agissons ! », a-t-il lancé aux magistrats. Le travail réalisé par la Chancellerie sur la cour d'appel de Douai a été pragmatique. Modeste, même, ont été jusqu'à confier quelques élus, à la sortie de la réunion. Pour cette première annonce, celle qui devait donner le « la », le gouvernement a voulu donner des gages de bonne volonté. Sur les 11 tribunaux de grande instance que compte la cour d'appel, seul celui d'Hazebrouck est donc appelé à disparaître. Cette commune conservera par ailleurs son tribunal d'instance. Au total, cinq des 21 tribunaux d'instance seront supprimés. Le message est donc clair : « Rachida Dati va faire du sur-mesure », selon François Fillon. De la dentelle, peut-être. Un programme sur trois ans La seconde annonce destinée à rassurer les élus, dans la perspective des municipales, tient au calendrier : la réforme sera progressive, étalée sur trois ans. Rien ne sert donc de crier avant d'avoir mal. Le regroupement de magistrats instructeurs dans le cadre de la mise en place des pôles d'instruction - une mesure votée après le drame d'Outreau pour lutter contre la solitude des juges - débutera comme prévu en mars 2008. Les mouvements de concentration de tribunaux d'instance - ils visent, d'après le premier ministre, ceux dont le siège compte « moins de 10 magistrats » - et de tribunaux de commerce ne débuteront qu'en 2009. Quand à la plus forte spécialisation de tribunaux de grande instance concentrés, elle n'est annoncée que pour... 2010. Devant la modestie des annonces, la plupart des élus du Nord-Pas-de-Calais et des chefs de juridictions affichaient hier un certain soulagement. Les avocats sont toutefois restés mobilisés : plusieurs dizaines d'entre eux étaient venus hier de toute la France manifester leur inquiétude. Rachida Dati leur a toutefois promis des contreparties. Le comité Balladur prêt à renforcer le pouvoir du présidentSelon Le Monde, le groupe d’experts dirigé par l’ancien premier ministre suggère également d’interdire le cumul des mandats et d’introduire la proportionnelle à faible dose lors des élections législatives. Un président de la République véritablement aux manettes de la politique de la France. Si cette idée existe déjà dans les faits, le comité Balladur sur la modernisation des institutions, qui doit rendre un rapport fin octobre, propose de la graver dans le marbre lors de la prochaine modification de la Constitution. D’après le journal Le Monde, le comité suggère de renforcer considérablement le pouvoir du président de la République. L’article 20 de la Constitution, qui stipule que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation », est dans le collimateur. Une nouvelle formulation pourrait être proposée : « Le président de la République définit la politique de la nation. Le gouvernement la met en œuvre ». Pas plus de deux mandats présidentiels Le comité Balladur se prononce également pour la limitation à deux le nombre de mandats présidentiels successifs, et l’autorisation pour le chef de l’Etat de s’exprimer directement devant l’Assemblée, sans débat ni vote après son intervention. De même, le président conserverait son droit de dissolution. Quant au Parlement, souvent réduit à une « chambre d’enregistrement » des projets de l’Elysée, il pourrait davantage débattre de certains textes. Ainsi, le fameux article 49-3 permettant au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, serait modifié et limité à l’examen du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale. De même, l’ordre du jour parlementaire ne serait plus exclusivement l’apanage du gouvernement, députés et sénateurs, y compris l’opposition, pouvant prendre des initiatives. Autre avancée : la possibilité pour des commissions parlementaires de contrôler les nominations importantes. Mais les députés et sénateurs devront aussi faire des concessions. Le comité préconise en effet l’interdiction aux parlementaires de cumuler leur fonction avec la présidence d’un exécutif local (commune, département, région). Et l’explosive question de la proportionnelle ? Une dose pourrait être introduite lors des élections législatives. Mais pas davantage, tant les défenseurs du scrutin majoritaire y sont réticents. October 09 Sarkozy rode sa nouvelle diplomatie à MoscouNicolas Sarkozy est arrivé mardi après-midi à Moscou pour sa première visite officielle en Russie depuis son élection en mai. Au menu des entretiens, plusieurs sujets de désaccord: Tchétchénie, droits de l'homme ou nucléaire iranien. L 'avion du président français a atterri un peu avant 14h15 à Moscou. Le chef de l'Etat devait avoir aussitôt un premier entretien avec Vladimir Poutine, lors d'un dîner de travail à la datcha du président russe, à Novo Ogarievo, près de Moscou. "J'attends (...) de la Russie une contribution importante et positive au règlement des défis de notre temps", déclare-t-il dans une interview publiée par le quotidien Rossiiskaya Gazeta. Avant de déjeuner avec Vladimir Poutine, Nicolas Sarkozy prononcera un discours adressé à la jeunesse russe à l'université Bauman, où est formée l'élite des scientifiques de Russie. Un voyage délicat A l'instar de la chancelière allemande Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a également adopté un discours plus critique que celui de Jacques Chirac envers la Russie sur des dossiers comme les libertés publiques, les droits de l'homme ou la Tchétchénie. Thomas Gomart relève cependant des points communs entre le président français et son homologue russe. "Tous deux attachent le plus grand soin à leur communication, comptent avant tout sur leur énergie et jugent les questions idéologiques secondaires par rapport aux relations d'homme à homme", dit-il. Points de désaccords La France est en faveur de l'indépendance du Kosovo sous supervision internationale quand la Russie soutient la Serbie qui y est hostile. Paris plaide pour des sanctions renforcées contre l'Iran, alors que Moscou les juge contre-productives. Dans la Rossiiskaya Gazeta, Nicolas Sarkozy plaide de nouveau pour des "sanctions croissantes" afin de "ramener l'Iran à la raison" et au renoncement à son programme nucléaire militaire. L'élargissement de l'Otan à d'anciennes républiques du bloc soviétique, la sécurité des approvisionnements de l'Europe en gaz naturel, le projet américain de bouclier anti-missile en Pologne et en République tchèque, la crise du Proche-Orient, etc. seront vraisemblablement aussi au menu des entretiens. Des échéances politiques différentes Vladimir Poutine, dont le second et ultime mandat présidentiel se termine en mars, a annoncé qu'il dirigerait lui-même la campagne de son parti Russie unie aux législatives de décembre et n'a pas exclu de devenir premier ministre au printemps. Nicolas Sarkozy entame, lui, son quinquennat. Selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, Nicolas Sarkozy entend redire à Vladimir Poutine son désir d'entretenir avec Moscou un dialogue "franc et confiant", tout en cherchant "à comprendre la Russie". Éric Woerth : "Je veux simplifier la vie des usagers"Le ministre du Budget défend aujourd'hui un texte pour réduire les tracas Vous défendez aujourd'hui à l'Assemblée un texte de simplification de la loi, présenté par des parlementaires UMP. Est-ce encore un texte auquel les Français ne vont rien comprendre ? Éric WOERTH. - Je ne suis pas partisan du terme de simplification administrative. Je préfère parler de « débureaucratisation » de l'administration. Les Français ne croient pas que l'administration leur simplifie la vie. Et c'est vrai que, malgré les progrès réalisés ici et là, beaucoup reste à faire. Les usagers, par exemple, ne comprennent plus que des services publics distincts leur réclament les mêmes informations. Mais gardons-nous de stigmatiser l'administration, car la bureaucratie n'est pas l'apanage du secteur public. En tant qu'ancien auditeur, j'ai pu constater qu'elle existe aussi dans le privé. Le texte vise à simplifier la vie des usagers et, dans le même temps, à alléger la charge des services. Quelles mesures proposez-vous ? L'objectif est de réduire les formalités demandées aux usagers. Nous allons supprimer le certificat médical prénuptial. Cette démarche est vécue comme dépassée par les futurs époux puisque l'administration leur demande un document que n'ont pas à fournir les pacsés. Autre exemple, les familles dont les enfants ont moins de trois ans doivent envoyer simultanément aux services de protection maternelle et infantile et à leur caisse d'allocations familiales plusieurs examens postnataux. Dès le vote de la loi, ce sont uniquement aux PMI qu'il faudra adresser ces documents et plus aux CAF. C'est un million d'heures économisées pour les familles. Dans le même esprit, dans le projet de budget de la Sécu, nous supprimons la déclaration de ressources, car nous avons déjà ces informations dans les déclarations d'impôts. C'est un formulaire de moins pour 7 millions de personnes et 60 millions d'euros d'économie pour les CAF. Et pour les entreprises ? Les collectivités locales et les entreprises n'ont pas été oubliées. Ainsi, l'obligation de déclaration spécifique de la taxe d'apprentissage va être supprimée à partir de janvier. Au total, cette loi va permettre aux usagers de libérer un peu plus de trois millions d'heures, et à l'administration d'en dégager 300 000. Ces mesures ont un goût de déjà-vu. Elles ont déjà été annoncées l'an dernier par l'ancien ministre du Budget. Pourquoi n'ont-elles pas encore été votées ? En réalité, j'avais déjà proposé certaines des mesures de ce texte au printemps 2005, lors des Assises de la simplification. La difficulté de ces lois, c'est qu'elles ne sont jamais dans l'actualité et qu'elles manquent de visibilité. C'est pour cela que je souhaite proposer deux rendez-vous annuels sur le sujet avec pour objectif de supprimer les textes obsolètes et simplifier les textes existants. Il y aura un rendez-vous au printemps et un autre à l'automne. Une étude réalisée aux Pays-Bas conclut que la charge administrative qui pèse sur les seules entreprises représente 3 points de PIB. S'attaquer à ce maquis administratif permettra d'aller chercher plus facilement le point de croissance qui manque à notre économie. Comment cette démarche s'articule-t-elle avec la revue générale des politiques publiques, la fameuse RGPP ? La réduction de tout cet « impôt papier » est un chantier à part entière de la RGPP. L'objectif est le même : améliorer les services offerts à nos concitoyens puis réaliser des économies. Bercy s'attaque aux prélèvements obligatoiresChristine Lagarde a reçu sa lettre de mission, la chargeant d'engager une réforme en profondeur d'ici à la mi-2008. C'ÉTAIT un thème phare de la campagne de Nicolas Sarkozy : « Je baisserai de 4 points le taux de prélèvement obligatoire en cinq ans. » Thème repris par le président de la République après son élection : « J'appelle de mes voeux une réforme globale de la fiscalité, déclarait-il le 20 juin devant les parlementaires UMP. Notre fiscalité doit être révisée en fonction de trois objectifs : travail, production, investissement, auxquels j'en rajoute un quatrième, la fiscalité écologique. » Le chantier est sur le point d'être lancé. L'Élysée et Matignon viennent d'envoyer une lettre de mission au ministre de l'Économie et de l'Emploi, Christine Lagarde, la chargeant « d'animer une revue générale des prélèvements obligatoires ». Cet exercice, « qui devra déboucher au printemps 2008 » sur des propositions concrètes, se déclinera en trois étapes. D'abord le diagnostic. Bercy évaluera tous les prélèvements : leur niveau mais aussi leur complexité administrative et, surtout, leur intérêt économique. « Nous allons mesurer la compétitivité économique de tous les impôts avec un souci de simplification des procédures », explique-t-on au ministère de l'Économie. Cet exercice s'inscrira dans le cadre du redressement des finances publiques à l'horizon 2012. Plutôt qu'une baisse du niveau global de la fiscalité, c'est un changement en profondeur de sa structure qui est envisagé. Le but consistant à reporter les prélèvements sur les impôts qui pénalisent le moins la compétitivité des entreprises. De quoi menacer, par exemple, la taxe professionnelle au profit d'une imposition sur les sociétés mieux équilibrée. « Stratégie pluriannuelle » Une fois ce diagnostic établi, Bercy devra « constituer un ou plusieurs groupes de travail dont la mission sera d'approfondir l'étude de la faisabilité, des modalités et du calendrier des réformes envisagées », stipule la lettre de mission. Parlement, élus locaux, partenaires sociaux mais aussi représentants des milieux économiques et des consommateurs seront associés. La phase la plus délicate. Le ministère des Finances réfléchit aux manières de ne pas laisser le débat s'enliser. Les acteurs économiques seront-ils associés dans le cadre d'un livre blanc ou plutôt invités à donner leur avis sur les projets du ministère ? « Nous ne nous lancerons pas dans des pistes immenses où les débats sont encore trop vifs », glisse-t-on dans l'entourage de Christine Lagarde. Ainsi, le financement de la protection sociale, actuellement à l'étude au Conseil économique et social, ne sera pas traité par cette revue. De quoi en limiter la portée... À la concertation succédera la mise en oeuvre, avant l'été 2008, de la réforme des prélèvements obligatoires. Pour Nicolas Sarkozy et François Fillon, il faut que « notre loi fiscale cesse d'être le reflet des priorités d'un jour et devienne, à l'avenir plus simple, plus stable, plus prévisible et plus cohérente ». L'objectif ultime est donc de faire en sorte que « le gouvernement dispose d'une véritable stratégie pluriannuelle en matière de prélèvements obligatoires, assortie d'un calendrier décliné sur l'ensemble de la législature ». Les surprises fiscales des lois des finances 2009 et de 2010 pourraient ainsi être largement connues dès la mi-2008. Christine Albanel ouvre le chantier de la production audiovisuelle"Au moment où les écrans se multiplient, il faut mettre en place des règles plus efficaces, dans l'intérêt des producteurs comme des diffuseurs", a martelé le ministre. En visite au Mipcom à Cannes, le ministre de la Culture et de la Communication a annoncé son plan d'action en faveur de la production audiovisuelle. Elle vient de confier une mission sur le sujet à David Kessler, patron de France Culture et au parlementaire Dominique Richard afin de faire évoluer les fameux décrets Tasca. Ces derniers réglementent « les relations entre diffuseurs et producteurs, notamment sur la question de la détention des droits patrimoniaux. Cette réglementation est complexe et ne favorise plus vraiment aujourd'hui la circulation des oeuvres sur les services de télévision ». Tous les professionnels qu'ils soient producteurs, chaînes de télévision ou même distributeurs de programmes demandent une réforme de ces textes fixant notamment les quotas de diffusion et de production des chaînes. « Au moment où les écrans se multiplient, il faut mettre en place des règles plus efficaces, dans l'intérêt des producteurs comme des diffuseurs », a martelé le ministre. Par ailleurs celle-ci entend graver dans le marbre du décret « la part des oeuvres patrimoniales dans les obligations d'investissement des chaînes de télévision, publiques et privées », en clair, tout ce qui n'est pas émission de flux. October 04 Immigration : le Sénat autorise les tests ADNLe dispositif, voté cette nuit, s’inscrira dans un cadre expérimental d'une durée maximum de 18 mois. Ces analyses génétiques seront réalisées, à la demande du candidat au regroupement familial, « aux frais de l'Etat ». La levée de bouclier de responsables religieux, intellectuels et politiques de droite comme de gauche n’aura pas porté ses fruits. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Sénat a en effet adopté une version expurgée de l'amendement controversé autorisant le recours aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial en France, lors de l'examen du projet de loi sur la maîtrise de l'immigration. Un texte voté par 176 voix (UMP et divers droite) contre 138 (PS, PCF, Radicaux de gauche). En commission, le texte litigieux censé pallier à l'absence dans un certain nombre de pays d'un service de l'état civil fiable, avait été supprimé. Le texte amendé par les sénateurs prévoit que pour éviter qu'un chef de famille ne découvre à cette occasion qu'il n'est pas le père biologique de son enfant, le test recherche « une filiation déclarée avec la mère du demandeur ». Le gouvernement, qui a prévu d'inscrire ce dispositif dans un cadre expérimental d'une durée maximum de 18 mois, a fait adopter un sous-amendement précisant que des analyses génétiques sont réalisées, à la demande du candidat au regroupement familial, « aux frais de l'Etat ». Sarkozy défend l'ouverture et refuse la rigueurL'ouverture n'est « pas un choix, mais un devoir », a assuré le président de la République. LA « RÉFORME », oui, la « rigueur », non. Devant les parlementaires de la majorité réunis hier à l'Élysée, Nicolas Sarkozy s'est livré à un long plaidoyer, en fait destiné à tous les Français, de sa politique et de la méthode. Le président a d'abord insisté sur le « chemin parcouru en quelques mois ». Nous avons retrouvé « la fierté d'être Français », s'est-il réjoui, citant la diplomatie active de la France au Liban ou au Darfour. Mais l'urgence, à ses yeux, était de justifier sa stratégie de conduite des réformes. Il n'y a pas de « pause dans les réformes », a-t-il martelé. « Ma politique, celle du changement, c'est la réforme tout de suite. » Mais Sarkozy a d'abord voulu répondre aux inquiétudes ou critiques sur la perspective d'un plan de rigueur. Sarkozy s'est voulu explicite : « Je récuse la politique de la rigueur qui est une politique de sacrifices et de hausse des impôts. » Pour autant, « j'irai jusqu'au bout de la stratégie de réforme quels que soient l'évolution de la conjoncture et le rythme de la croissance », a-t-il expliqué. La réforme, à ses yeux, doit être « rapide et, en même temps, expliquée ». Il a répondu aux très nombreuses critiques qui s'inquiètent d'une réduction insuffisante des déficits publics : « Je dis à tous ceux qui trouvent que la réduction des déficits publics n'est pas assez rapide, qu'il faut d'abord s'attaquer aux causes du déficit. » Toujours attentif à conjurer le spectre de l'austérité, il a prévenu les parlementaires : « la réforme n'est pas une purge ». Ajoutant que l'équité imposait de s'attaquer aux régimes spéciaux, mais aussi « aux stock-options » pour financer la protection sociale. « Pas sans vous » Il est aussi revenu sur l'ouverture. Le sujet, ces derniers jours, a alimenté la polémique de tous côtés à l'intérieur de la majorité. « Pour un président de la République, l'ouverture ne devrait pas être un choix, mais un devoir », a répondu Nicolas Sarkozy qui se veut plus que jamais « président de tous les Français », et pas d'un « clan ». Enfin, il a voulu se tourner vers les parlementaires et les remercier : « Avec François Fillon, avec le gouvernement, nous ne reformerons pas la France sans les Français, mais ne la réformerons pas sans vous. » Et, pour faire bonne mesure, il a longuement complimenté son premier ministre. « À François Fillon, qui accomplit sa tâche avec intelligence, avec courage et avec loyauté, je veux redire mon amitié », a-t-il dit, dans un hommage appuyé et remarqué. Déjà, mardi soir, Nicolas Sarkozy avait réuni les principaux responsables de l'UMP pour vider les querelles du moment. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a indiqué que les échanges avaient été « francs ». « Je ne suis pas le fossoyeur de la Ve République et ce qui a le plus changé la nature de nos institutions, c'est le quinquennat », a répondu hier le président de la République sur le projet de réforme des institutions. Il a redit, hier, dans son discours, que l'on ne pouvait pas « continuer de faire comme si le quinquennat n'avait pas changé la pratique de nos institutions ». Tout en promettant qu'il ne voulait en aucun cas « faire la VIe République ». October 03 Sarkozy ouvre le chantier de l’insertionEn visite à Dijon, le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’un «contrat unique» et d’un «Grenelle» de l’insertion. Il souhaite par ailleurs une réflexion sur une fusion des minima sociaux. La liste des chantiers ouverts par le gouvernement s’allonge encore. En visite à Dijon mardi, Nicolas Sarkozy a fait plusieurs annonces importantes dans le domaine de l’insertion. Tout d’abord, le chef de l’Etat compte mettre fin à la douzaine de statuts et de contrats aidés qui coexistent actuellement. Il promet donc un «contrat unique de l’insertion» qui unifiera «tous les contrats aidés existants», dont il regrette qu’ils «soient utilisés depuis trop longtemps pour améliorer les statistiques de l’emploi». Sans fixer encore de calendrier, Nicolas Sarkozy a toutefois précisé que ce nouveau contrat «répondra au besoin de simplicité» en ayant «un régime juridique unique». Il sera également plus flexible, puisqu’il pourra «être conclu pour des durées variables». Enfin, «ses titulaires seront suivis par le service public de l'emploi», qui résultera de la fusion de l’Unedic et de l’ANPE. De même, le chef de l’Etat souhaite abandonner le délai maximum de 24 mois des contrats aidés. Nicolas Sarkozy était venu en Côte-d’Or car c’est l’un des 25 départements à expérimenter le revenu de solidarité active (RSA), une idée de Martin Hirsch, ex-président d’Emmaüs devenu Haut commissaire aux solidarités actives du gouvernement Fillon. Et c’est à ce même Martin Hirsch que Nicolas Sarkozy a fait appel pour «réfléchir à la fusion des minimas sociaux». Un Grenelle de l’insertion ? «Voilà Martin mandaté !» Cette fusion, qui concernerait le Revenu minimum d'insertion (RMI), de l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), de l'Allocation de parent isolé (API) et de l'Allocation d'adulte handicapé (AAH) et la Prime pour l’emploi, va dans la logique du revenu de solidarité active, dont le but est de supprimer les «effets de seuil» qui font que la reprise d’une activité est parfois moins rentable que le cumul des diverses prestations sociales. Dernière annonce du chef de l’Etat et non des moindres, celle de l’organisation d’un «Grenelle de l’insertion». Nicolas Sarkozy a rebondi sur cette idée, émise par l’un des participants à la table ronde à laquelle il assistait. «Voilà Martin mandaté», a annoncé le chef de l’Etat à un Haut secrétaire quelque peu surpris, et qui n’a pu qu’acquiescer, promettant : «c’est comme si c’était fait». Aucun calendrier n’est cependant fixé. Le maire de Dijon, François Rebsamen, co-directeur de la campagne de Ségolène Royal, s’est alors permis d’ironiser : «j'ai noté que nous allions avoir un nouveau 'Grenelle'. A ce train-là, je me demande si nous n'allons pas réhabiliter mai 68». Lagarde donne le coup d'envoi de la fusion ANPE-UnedicL'architecture du nouveau service public de l'emploi préserve l'indépendance des syndicats et du patronat. À GUICHET unique, « back-office » compliqué. Christine Lagarde a présenté hier devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale les mécanismes de la fusion ANPE-Unedic. L'objectif est simple : faire en sorte que chaque chômeur dispose d'un interlocuteur unique pour gérer son retour à l'emploi et son indemnisation. Pour y aboutir, le gouvernement propose la construction d'une usine à gaz dont la France a le secret. Puisqu'il n'est pas possible de privatiser l'ANPE ou de nationaliser l'Unedic, l'État ne va pas procéder à une fusion des deux entités mais à une « fusion des réseaux », seul mécanisme permettant de préserver l'indépendance des partenaires sociaux tout en laissant à l'État la responsabilité d'assurer le retour à l'emploi des chômeurs. Concrètement, le nouvel ensemble serait composé de deux structures. L'Unedic d'un côté qui, géré par les partenaires sociaux, continuerait à fixer les règles d'indemnisation. Un nouvel organisme de l'autre qui rassemblerait les réseaux de l'Unedic et de l'ANPE. Ce nouvel ensemble disposerait d'« un statut sur mesure fixé par la loi », selon Christine Lagarde. Le réseau unifié serait piloté par un conseil d'administration au sein duquel les partenaires sociaux auront « peut-être la majorité ». C'est lui qui serait chargé d'accueillir les chômeurs, de les indemniser et de les aider à retrouver un emploi. Quand à savoir qui aurait la responsabilité du contrôle des chômeurs, la question reste encore en suspens. Les partenaires sociaux souhaitent en tout cas que cela reste de la responsabilité de l'État. Lever les dernières réticences Quant à la question des statuts des personnels, les 30 000 agents de l'ANPE pourraient conserver le leur, tout comme les 14 000 salariés de l'Unedic. En revanche, « un statut commun serait créé pour les nouveaux recrutements vers lequel les agents déjà présents pourraient choisir d'aller », a précisé hier Christine Lagarde dans un entretien aux Échos. Ces deux entités seraient chapeautées par un conseil d'orientation qui, présidé par le ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, rassemblerait les partenaires sociaux, les responsables du nouvel organisme et des représentants des collectivités locales. « Il aura pour fonction de mieux associer les partenaires sociaux à la politique de l'emploi et pourra remplacer, à terme, le Comité supérieur de l'emploi », a expliqué Christine Lagarde. Cette présence des syndicats et du patronat à tous les étages du nouveau service public de l'emploi devrait contribuer à lever leurs dernières réticences au rapprochement de l'ANPE et de l'Unedic. Pour complexe que soit l'organisation de ce « back-office », en façade en revanche, le service aux chômeurs se simplifie et s'améliore. Alors qu'aujourd'hui un agent de l'ANPE s'occupe de 120 à 130 personnes, demain son « portefeuille de clients » descendra à une trentaine de personnes. Selon Christine Lagarde, l'opération sera effective « dans six mois ou un an ». October 01 Coup d'envoi des heures sup défiscaliséesDès aujourd'hui, les heures travaillées au-delà de 35 heures par semaine devront être systématiquement payées 25 % de plus qu'une heure normale. Qui peut en bénéficier? Tous les salariés peuvent en profiter, aussi bien ceux du secteur privé que ceux du secteur public, qu'ils travaillent à temps complet (heures supplémentaires) ou à temps partiel (heures complémentaires). Comment ça marche? Les heures travaillées au-delà de la durée légale de 35 heures par semaine (ou 218 jours par an) devront être payées 25 % de plus qu'une heure normale, jusqu'à 43 heures hebdomadaires, et 50 % de plus qu'une heure normale au-delà de 43 heures. Le troisième assouplissement des 35 heures sera-t-il le bon ? C'est aujourd'hui qu'entre en vigueur la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, dite « Tepa » ou « paquet fiscal », dont l'une des mesures phares est la défiscalisation des heures supplémentaires. Traduction législative de la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy de libérer le travail en permettant à ceux qui le souhaitent de « travailler plus pour gagner plus », elle vient s'ajouter aux deux assouplissements précédents qui n'ont pas fait leurs preuves. Créé par François Fillon, alors ministre du Travail, en 2003, le premier avait étendu de 130 à 180 le quota d'heures supplémentaires auquel pouvaient recourir les entreprises. Mis en place par Gérard Larcher en 2005, le second assouplissement avait non seulement porté ce quota à 220 heures, mais surtout permis aux salariés de revendre à leur employeur les jours de RTT stockés sur leur compte épargne-temps. Aucune de ces deux mesures n'avait vraiment convaincu les entreprises. Quant aux syndicats, ils les avaient combattues sans succès. Invités à négocier par Nicolas Sarkozy sur la mise en place de la défiscalisation des heures supplémentaires, tous ont aussi décliné. Ils redoutent en fait que cette mesure soit une source de « tensions » et d'« inégalités » entre les salariés. Et font remarquer que la décision d'en effectuer ou pas reviendra toujours en dernier ressort au chef d'entreprise. Nicolas Sarkozy le sait qui, lors de son discours au Medef fin août, les avait appelés à « jouer le jeu ». C'est d'ailleurs du volume d'heures supplémentaires que distribueront les entreprises que dépendra le coût de la mesure pour l'État. Ce dernier a fondé ses calculs sur le volume actuel d'heures supplémentaires, soit 900 millions d'heures. Combien coûte la mesure? Comme la mesure ne s'applique qu'à compter du 1er octobre, elle ne pèsera pas trop lourd sur les finances de l'État cette année, mais le coût va s'envoler dès 2008. À lui seul, il représente près de la moitié du « paquet fiscal » voté cet été. Bercy table sur 5,530 milliards d'euros en 2008, dont 400 millions d'impôt sur le revenu en moins et 5 milliards au titre des cotisations. En 2009, en régime de croisière, « travailler plus pour gagner plus » représentera une charge de 6,630 milliards pour la collectivité. Et c'est un minimum. Si cette mesure rencontre un succès plus important, elle coûtera plus cher à l'État. Il n'est en effet pas certain que la croissance induite par la mesure compense ces ressources en moins. Ni franchement pour, ni vraiment contre, les économistes attendent de connaître le comportement des entreprises. « Même si cette mesure ressemble à une usine à gaz, donner plus de flexibilité au travail est une bonne idée », résume Laurence Boone, chez Barclays. « Mais a priori, une telle mesure est surtout efficace en période de forte croissance, lorsque les entreprises sont au maximum de leurs capacités de production et sont tentées de donner plus d'heures supplémentaires. » Or, dans le contexte actuel, où l'activité ralentit, ce besoin pourrait être moins important qu'envisagé. « Les effets positifs risquent donc d'être lents à se mettre en oeuvre », prédit-elle. Mathilde Lemoine, chez HSBC, estime de son côté que la détaxation des heures supplémentaires pourrait générer une progression de 0,67 % du revenu disponible brut, soit une hausse de 0,57 point de la consommation des ménages. Un impact mineur sur la croissance. D'autant que, selon elle, « la forte réduction du coût du travail au niveau du smic risque de renforcer l'incitation à utiliser les heures supplémentaires au niveau du smic aux dépens de l'embauche ». S'il reconnaît que « l'effet sur l'emploi sera négatif, puisque la baisse du coût porte sur l'heure marginale et non pas sur l'employé marginal », l'économiste de Morgan Stanley, Éric Chaney, n'y voit pas que des inconvénients : « La mesure devrait augmenter la production potentielle »... Jack Lang prêt à "rendre service" au président Sarkozy« Je ne suis jamais l’ennemi d’une participation à une œuvre d’intérêt général », indique l’ex-ministre de la Culture, qui n’exclut pas une entrée au gouvernement lors d’un remaniement. Jack Lang annoncé, encore et toujours, au gouvernement ? « Ce sont des canulars, tout ça est faux », assurait encore récemment l’ancien ministre de la Culture au figaro.fr. Deux semaines plus tard, son discours semble avoir nettement évolué, comme le révèle lundi Le Parisien/Aujourd’hui en France. Concentré actuellement sur son travail au sein du comité sur la réforme des institutions, il affirme fonctionner par « séquences », selon le quotidien, à qui Lang a affirmé ensuite curieusement n'avoir « donné aucune interview », et que « la question d'une entrée au gouvernement ne se pose pas ». Il aurait pourtant tenu les propos suivants : « Nous devons rendre notre rapport dans trois semaines. On verra bien ce qui se passera après ». Après ? « Lang est très populaire auprès des Français. Il symbolise parfaitement l’ouverture telle que nous voulons la mener, indique l’Elysée. Il a déjà franchi un premier pas il y a quelques semaines en acceptant de figurer au sein de la commission Balladur. Maintenant, nous voulons aller plus loin. » Sarkozy a réalisé « une ouverture sans précédent » Un message clair auquel le député du Pas-de-Calais répond par… des louanges adressées au chef de l’Etat. « Je dois reconnaître que Nicolas Sarkozy a réalisé un travail d’ouverture sans précédent », indique-t-il clairement. Tenté par un ministère, il enfonce le clou : « Je ne suis jamais l’ennemi d’une participation à une œuvre d’intérêt général. S’il y a un sujet qui touche à mes compétences, sur le droit, l’international, la culture, l’éducation, je peux rendre service. Je n’ai aucune raison de dire non si cela est fait dans des conditions de transparence. » Des paroles aux actes : selon le journal, Jack Lang enverrait régulièrement « des mots ou des notes » à l’Elysée sur des sujets d’actualité, Nicolas Sarkozy l’appelant parfois lui-même pour lui demander son avis sur différents thèmes. Seule hypothèse à priori écartée : un retour au ministère de la Culture, qu’il occupa dix ans sous François Mitterrand. Selon un de ses amis, en revanche, « il accepterait sans doute le Quai d’Orsay. Mais Kouchner y fait du bon boulot et il ne sera pas remplacé. » Faute de ministère, Lang pourrait alors hériter d’une mission importante, comme celle sur le projet d’union Euroméditerranée. Fillon se félicite du "tandem" qu'il forme avec SarkozyÀ Strasbourg, le premier ministre a lancé un mot d'ordre : « Réformer, réformer, et encore réformer. » SI ÇA GROGNE dans la majorité, ça ne grince plus au sein de l'exécutif. Le président et le premier ministre forment même, selon l'expression de François Fillon, un « tandem innovant et complice ». Il y a deux semaines, Nicolas Sarkozy avait expliqué à la télévision que lui et son chef du gouvernement étaient « interchangeables ». Le débat est donc clos et les susceptibilités de l'un et de l'autre évacuées. À la veille de la rentrée parlementaire, Fillon a remis ses pas dans ceux du chef de l'État. Après une phase d'émancipation marquée par plusieurs sorties fracassantes sur les régimes spéciaux ou l'état des finances publiques, François Fillon n'a pas voulu en rajouter. « Il y a au sommet de l'État une seule stratégie, une seule politique et une seule dynamique, celle du président de la République », a-t-il lancé. « Rien ni personne ne me détournera de ma fidélité et de mon amitié », a ajouté le premier ministre, qui avait paru agacé, dernièrement, par l'omniprésence de Nicolas Sarkozy. Et franchement vexé d'être traité de « collaborateur » par le président. « Année passionnante et décisive » À Strasbourg, Fillon a tenté de calmer les impatiences de la majorité et a promis de maintenir le cap des réformes. « Je vous annonce qu'avec Nicolas Sarkozy, nous allons ensemble réformer, réformer et encore réformer », a-t-il martelé, empruntant dans son discours de nombreuses expressions du président. « C'était du Sarko dans le texte. De l'hypersarkozysme », a ironisé le député villepiniste Hervé Mariton. François Fillon a détaillé la « méthode » en « trois étapes » de Nicolas Sarkozy : « Dynamiser la croissance », engager les réformes structurelles, accélérer la maîtrise des dépenses publiques. » « Il faut d'une main aller chercher la croissance et de l'autre main tenir les dépenses », a-t-il résumé alors que certains parlementaires de la majorité pressent le gouvernement de réduire les déficits. François Fillon a qualifié de « sérieux », « solide » et « volontariste » le projet de budget 2008, même si « personne ne peut se satisfaire de ce niveau de déficit ». Le premier ministre s'est présenté comme le chef d'une majorité qui tient le « rôle de partenaire et non pas d'auxiliaire du gouvernement ». Il a aussi brocardé le Parti socialiste qui, « tandis que nous ouvrons, ne trouve rien de mieux que d'envisager un»comité de riposte* avec le Parti communiste et la Ligue communiste révolutionnaire ». François Fillon s'est bien gardé, en revanche, d'entrer dans le débat sur la réforme constitutionnelle, qui a été fortement critiquée par Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat et, à un degré moindre, par Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale. Le premier ministre n'a pas dit un mot non plus sur la polémique à propos des tests ADN. Et s'il a promis une « année passionnante et décisive », il n'a pas détaillé le calendrier parlementaire. Le président s'est arrogé cette prérogative en invitant à l'Élysée, mercredi soir, les députés et sénateurs. On suppose qu'ils seront plus nombreux qu'au Palais des congrès de la capitale alsacienne. Pour Fillon, réformer la fonction publique est une "urgence nationale"Le premier ministre veut une «révolution culturelle» chez les fonctionnaires. La «conférence sur nationale sur les valeurs, les missions et les métiers de la fonction publique», lancée lundi à Bercy, a pris une tournure guerrière. Lors de son discours de lancement, François Fillon y a en effet expliqué sa «conviction» : «la rénovation de notre fonction publique est une urgence nationale». Selon un sondage Sofres, deux Français sur trois sont d’accord avec le premier ministre sur le caractère «urgent» du réforme de la fonction publique. Trois sur quatre ont par ailleurs «une bonne opinion» des fonctionnaires. L’objectif de cette conférence nationale est de lancer un cycle de débats, qui doit déboucher sur la rédaction d’un livre blanc en mai 2008. Le premier ministre a déjà lancé le premier thème de débat en rappelant la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy : permettre aux nouveaux entrants de «choisir entre le statut de fonctionnaire et un contrat de gré à gré». Une «révolution culturelle», selon François Fillon, qui insiste par ailleurs sur sa volonté de «respecter, approfondir et refonder» le statut de fonctionnaire. |
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